— Au festival

Publiée le 1 février 2021

KAIJA SAARIAHO, UNE DES PLUS GRANDES COMPOSITRICES DE NOTRE TEMPS

Kaija Saariaho — Répétition d'Innocence
© Jean-Louis Fernandez

Composer n’est pas un métier, c’est une manière de vivre ! Je ressens la nécessité de le faire. C’est une partie si importante de ma vie qu’il m’est aussi difficile de la décrire que d’exprimer le monde dans lequel je vis.

Kaija Saariaho

Le portrait en triptyque—lyrique, symphonique et musique de chambre—que cette édition consacre à la compositrice finlandaise Kaija Saariaho permet de mieux connaître une des plus grandes artistes de notre temps, capable de s’exprimer à travers les médiums les plus divers, depuis le kantele, instrument finlandais traditionnel jusqu’à l’électronique, en passant par toutes les ressources les plus suggestives de l’école spectrale. L’aventure qu’elle a menée dans le domaine du théâtre lyrique depuis vingt ans est unique en son genre, liée à la rencontre de deux librettistes d’exception : Amin Maalouf pour ses premiers opéras et Sofi Oksanen aujourd’hui. Avec son cinquième opéra, Innocence, la compositrice élargit en effet considérablement sa palette expressive, donnant à chaque personnage une puissante identité vocale, conférant à ce drame collectif une atmosphère éloquente, entre ombre de la culpabilité et lumière de la résilience, et hissant ainsi l’anecdote à la hauteur d’une tragédie universelle. Dans l’un de ses deux concerts, le London Symphony Orchestra propose ensuite Cinq reflets de L’Amour de loin : une suite tirée de son premier chef-d’œuvre lyrique, variation tristanienne autour des motifs du désir, de la mer et de la mort. Stéphane Degout incarne le troubadour Jaufré Rudel et Beate Mordal, l’inaccessible comtesse de Tripoli. Enfin, un concert dévolu à certaines pages les plus représentatives en même temps que les plus variées de sa musique de chambre, confirme la richesse de son inspiration créatrice, attentive aux mouvements de l’âme, aux pulsations des corps et aux transformations de la nature.

INNOCENCE de Kaija Saariaho —  Création mondiale
Direction musicale : Susanna Mälkki — Mise en scène : Simon Stone
3, 6, 10 et 12 juillet à 20h — Grand Théâtre de Provence

KAIJA SAARIAHO — QUATUOR META4
Jeudi 1er juillet à 21h30 — Hôtel Maynier d'Oppède

LONDON SYMPHONY ORCHESTRA — Direction musicale : Susanna Mälkki et Clément Mao-Takacs
Mercredi 14 juillet à 20h — Grand Théâtre de Provence

 

— EN SAVOIR PLUS SUR KAIJA SAARIAHO

DÉCOUVREZ LES GRANDS ENTRETIENS DE FRANCE MUSIQUE CONSACRÉS À KAIJA SAARIAHO :
PARTIE 1PARTIE 2PARTIE 3PARTIE 4PARTIE 5

DÉCOUVREZ SON ORATORIO LA PASSION DE SIMONE INTERPRÉTÉ PAR LE ROYAL SWEDISH ORCHESTRA DIRIGÉ PAR CHRISTIAN KARLSEN

saariaho.org